Restez informé en vous inscrivant à notre newsletter :
Don Giovanni
Don Giovanni (2006)
Une mise en scène de Xavier Gossuin.
Une création qui exprime toute la pureté, la force et l'humour de l'écriture de l'une des oeuvres majeures de Mozart
L'amour, la haine, la vengeance, la mort.
Autrement dit, mars 2006

"Cette oeuvre est l'une des plus belles et les plus difficiles de l'oeuvre de Mozart. Nous avons souhaité confier l'oeuvre à des solistes hors du commun, ce qui a nécessité 5 jours d'audition parmi 200 prétendants en novembre dernier sur Paris, puis trois mois de répétition", a déclaré Xavier Gossuin au magazine Autrement dit.
Le metteur en scène et chorégraphe belge est retourné aux sources : "Certes, c'est une oeuvre magistrale, remplie d'émotions et d'humanisme mais aussi un opéra bouffe où humour et grotesque des situations soulignent tantôt la beauté, tantôt la noirceur des comportements humains".
Cette création a eu lieu à Mons-en-Baroeul en mars 2006.
« Don Giovanni », un mythe qui, avec les années, a évolué dans une sphère modifiant le sens originel du livret. Certes, une œuvre magistrale, remplie d’âme, d’émotions et d’humanisme mais aussi un opéra bouffe où humour et grotesque des situations soulignent tantôt la beauté, tantôt la noirceur des pensées humaines.
J’ai voulu que cette mise en scène mette tout ceci en évidence ; que la sensibilité vocale et musicale puissent être magnifiées. Dans un décor dépouillé mais rempli de sens. Un mur de cordages en mouvement, évocation d’un parcours, prison ou rempart, côtoie un cylindre statique où défilent des images qui plongent les spectateurs dans un univers à la fois magique, réel et onirique ; un autre regard, un autre œil vivant sur scène. Peut-être les visions intérieures des personnages, s’essoufflant dans leurs courses désespérées au bonheur inaccessible ou offrant à leurs propres interrogations de fausses réponses, des lieux communs, des souffrances ou plaisirs convenus.
Les costumes ancrent volontairement le spectacle dans une époque donnée, le 19ème. Ils tentent de donner au récit une apparence plausible, tout en respectant l’invraisemblance de certaines situations . Ils contribuent aussi au rêve esthétique, en accentuant l’aspect inaccessible de ces chanteurs d’opéra qui, grâce à leur aura personnelle, apportent chair et crédibilité aux personnages tout en les emmenant dans une dimension intemporelle et sensorielle indéfinissable mais tellement sensuelle…
Mon souhait : que la pureté, la force et l’humour du génie musical de Mozart s’expriment dans toute leur ampleur.
Xavier Gossuin